L'Amateur Photographe

Collectif de photographes amateurs toulousains.

15 juin 2006

Les semaines passées 2

Dedans, il y a l’art brut contemporain de Magdalena Abakanowics, avec ces étranges personnages sans tête, ces hommes émasculés, ces momies vivantes, ou presque… assis, là au milieu de nulle part, attendant le photographe, sourire impossible, vibrant de douleur, la vie, la mort, le néant, assis sur leur tabouret.
Dehors, c’est l’art éphémère d’un artiste inconnu. Juste une vitre sépare ces deux objets, juste un matériau transparent pour marquer la différence.
Magdalena Abakanowics et l’inconnu à la bouteille de plastique. Dedans, dehors, l’art se répond, l’artiste n’a pas de projet, juste une intuition, juste une respiration. Dedans, dehors, comme une parabole de notre monde… Dedans, dehors.

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Magdalena Abakanowics - Cuatro figuras sentadas (del ciclo Ragazzi) 1989-1990- Museo de Arte Contaporeaneo de Caracas (Venezuela) - © Christophe Abramovsky


SIDOR, principale aciérie du Venezuela est implantée à Ciudad Guayana, ou plus exactement à Puerto Ordaz, une des deux villes, avec San Felix, qui forment la commune de Ciudad Guayana, située au sud du pays, dans l’Etat de Bolivar. Ce qui frappe avant tout en arrivant, c’est la chaleur étouffante. Sous un soleil de plomb, il fait ici près de 40° degrés à l’ombre. Et il ne s’agit pas ici de la chaleur que l’on peut rencontrer le bord des plages, mais d’une chaleur qui vous prend le corps tout entier, qui vous rend moite dès que vous êtes sorti du bus climatisé, et qui ne vous quitte que lorsque vous repartez. Les vêtements sont humides, collent à la peau, vous vous bougez avec difficulté, et vous chercher avec bonheur les endroits climatisés. L’usine en tant que tel est proprement gigantesque : 900 hectares et près de 20 000 ouvriers sont là. Les bâtiments se succèdent à perte de vue. Impossible de voir la fin. Ici la chaleur dépasse facilement les 50 degrés, flirte avec les 60. Se mouvoir est difficile. Les protections obligatoires, casque, masque, lunettes, rendent encore plus prégnantes le sentiment d’étouffement. Mais cela n’est rien. Tout l’acier travaillé ici déplace une quantité de poussière proprement hallucinante. De fines particules de métal qui vous collent à la peau, qui s’introduisent dans chacun de vos pores, et qui vous scient littéralement de l’intérieur à chacun de vos gestes. Enfin, il y a le bruit. Oppressant, immense, qui vous comprime la tête et rend encore plus fort la sensation d’isolement et de perdition. Sorti de l’enfer, chaque parole des ouviers disent la difficulté du labeur, la peur qui les a envahit lors des premiers jours du travail ici, la fatigue, l’usure, le risque incessant de l’accident, synonyme de perte d’un membre au mieux, ou bien le pire… la mort. En même temps tous racontent la fierté de travailler ici, dans cette usine, qui est devenu la leur depuis la nationalisation. Et si beaucoup de choses ont changé en quelques mois, notamment au niveau salarial, beaucoup de choses restent à faire, surtout au niveau des conditions de travail.

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Usine de SIDOR - Ciudad Guayana (Venezuela) - © Yannick Lacoste


Le Panthéon à Paris fut construit par Louis XV, suite au voeu fait après sa maladie contractée à Metz, le bâtiment devait être l'église sainte-Geneviève, patronne de Paris et enterrée sur la montagne Sainte-Genevieve, emplacement actuel du Panthéon, construit par l'architecte Soufflot, il ne fut terminé qu'en 1790, la révolution en fit un Panthéon des grands hommes de la patrie française, redevenue église en 1806, puis Pantheon en 1830, il le restera définitivement après l'inhumation de Victor Hugo en 1885, les hommes illustres y sont inhumés. Ici le monument à la gloire de la convention nationale.

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Panthéon national - Paris (France) - © Yannick Lacoste


La San Juan au Venezuela est bien sûr une fête votive. Mais ce fut aussi la réappropriation par les indigènes, à travers la religion catholique imposée, de toute une culture de chants et de danse. A Curiepe, village de l’Etat de Miranda, la tradition des tambores reste très présente. Tous les 24 juin, jeunes et moins jeunes sortent faire la fête en costumes traditionnel, en hommage à San Juan.

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San Juan à Curiepe - Estado Miranda (Venezuela) - © Yannick Lacoste


Elles sont là, elles l'attendent... Elles ont fait plusieurs dizaines d'heures d'autobus depuis la Bolivie jusqu'à Lima, capitale du Pérou pour assister, lors de la Cumbre des peuples indigènes, au discours du président Evo Morales, leur président. Ce premier président indigène de toute l'histoire de la Bolivie. Alors évidemment, pas question de leur voler le premier rang...

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Meeting de la Cumbre de los pueblos - Lima (Pérou) - © Yannick Lacoste


Caracas est une ville polluée, sale, extrêmement bruyante et stressante. C'est aussi une ville au centre historique très petit, rongé depuis des décennies par les tours en béton qui abritent des bureaux ou des centres commerciaux. Malgré cela, il existe des moments magiques comme cette nuit-là, pour se dire que c'est quand même une ville magnifique.

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Bellas Artes de nuit - Caracas (Venezuela) - © Yannick Lacoste

Posté par El Salsero à 09:25 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

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